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Actualités

Festival des arts populaires: La nouvelle scène s’invite, du 12 au 17 juillet 2007

Badra BERRISSOULE , leconomiste.com

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- Une manifestation prévue du 12 au 17 juillet 
- Des shows gratuits sur 8 places de Marrakech 
- Une fondation pour la gestion des évènements


«Cette fois-ci, ce sera la bonne». C’est du moins ce que promettent les organisateurs du Festival national des arts populaires (Fnap). Ce dernier, qui change de mains, de lieux et de concept, intègre en effet la jeune génération de musiciens marocains dans cette dynamique.

Mais ce n’est pas la 1ère fois que le Fnap est revu de fond en comble. Il faut dire que c’est le plus ancien festival du Maroc, créé en 1960, et qui fait participer 400 personnes. Il en est à sa 42e édition avec quelques temps morts en 1994 et en 2002 (voir encadré).

Du reste, c’est un festival qui a des objectifs d’animation, mais se doit aussi de conserver le patrimoine, même lorsque ce patrimoine n’intéresse plus un jeune public. Ce sont autant de paramètres qui rendent très compliqué un changement, auquel s’ajoute le problème de billetterie. La bonne nouvelle pour l’édition qui démarre le 12 juillet prochain est que tous les spectacles seront gratuits. Une nouvelle annoncée, lors d’un point de presse, tenu le 19 mai à Marrakch. De toute façon, même lorsqu’il était payant, le Fnap ne rapportait pas grand-chose.

L’idée pour l’édition 2007 est d’associer aux fêtes et aux shows des troupes traditionnelles les nouvelles générations de musiciens dont le style s’inspire des répertoires des arts populaires, à l’instar de Fnaire, H-kayne, Hoba Hoba Spirit, Amarg Fusion… Bref, réconcilier et intéresser, voire même fidéliser, les jeunes de 18-25 ans, à travers cette musique de la nouvelle génération.

Le nouveau concept du Fnap veut véhiculer 5 changements fondamentaux. D’abord les lieux. Ce ne sont plus un, deux ou trois sites, mais 8 espaces qui seront dédiés au festival. Histoire de toucher un très large public. En clair, le porter vers les Marrakchis et surtout les quartiers périphériques de la ville (El- Massira, Mhamid, Sidi-Youssef…). Ainsi, au programme chaque jour, des troupes folkloriques traditionnelles (90 mn) qui ont pour consigne de suivre un fil conducteur sous la forme d’un conte raconté où seront compris quelques effets de surprises… L’objectif pour les organisateurs est d’attirer près de 60.000 spectateurs pour les 4 jours du festival. Et 80.000 autres à Bab Ighli où se produiront les 13 groupes de la nouvelle génération des arts pop.

Par ailleurs, ce n’est plus l’Association du Grand Atlas (AGA) qui se chargera de l’organisation des spectacles. La mission est confiée à la Fondation des festivals de Marrakech (FFM), une structure nouvellement créée. Celle-ci a également pour prérogative d’organiser des évènements d’animation notamment en basse saison.

L’objectif est d’améliorer le remplissage touristique de Marrakech. En clair, la FFM devra soutenir les événements et surtout optimiser les ressources du sponsoring. Ainsi, 50% de son budget proviendra des collectivités locales, 30% des sponsors publics. Le reste sera cofinancé par le privé. Cette fondation qui démarre avec le Fnap annonce la mobilisation d’un budget de 6,5 millions de DH, dont une partie sera réservée à la mise en place et au fonctionnement de la fondation. Et c’est cette institution qui devra aussi créer des partenariats avec d’autres fondations à travers le monde. Le premier sera sans doute avec le Montreux Jazz Festival qui veut exporter son concept à Marrakech. Un projet mis en suspens depuis 2 ans.


Histoire

La 42e édition du Festival national des arts populaires affiche un nouveau concept. Si les troupes folkloriques et traditionnelles restent à l’honneur, les jeunes générations de musiciens sont également conviées à l’évènement.
Par ailleurs, des prix seront remis aux mâalems en hommage à leur contribution à la préservation du patrimoine national. Il est question de réactiver le projet de création d’une académie des arts traditionnels.

Pour la petite histoire, le Festival national des arts populaires a connu des jours meilleurs, entre les années 1980 et 1990. Période où il était soutenu par l’Office national marocain du tourisme (ONMT) qui lui allouait alors 7 millions de DH/an. Puis, en 1994, il sera suspendu, faute de budget.

En 1999 et à la demande des Marrakchis, il va quasiment renaître de ses cendres grâce à l’Association du Grand Atlas. L’OMNT a remis la main à la poche pour lui octroyer une enveloppe de 1 million de DH. On fera alors appel à une agence casablancaise pour la commercialisation et la communication. Mais à nouveau, le festival entre dans une série d’éditions déficitaires. En 2002, le Fnap est annulé. Puis à partir de 2003, il repart avec une nouvelle direction artistique.

Aujourd’hui, les organisateurs souhaitent que le rendez-vous 2007 amorce un cycle de réussite. A l’instar de festivals plus jeunes (festival des gnaouas d’Essaouira) et qui ont déjà acquis une renommée internationale.

Badra BERRISSOULE
source : www.leconomiste.com
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