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Meknès: L’UE s’intéresse au développement rural

Rachida Bami, l'économiste

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La pauvreté demeure essentiellement un phénomène rural puisque près de 66% des plus démunis vivent dans ce milieu. De nombreux facteurs contribuent à la paupérisation de ces populations: désertification, raréfaction des ressources hydriques,
(...) pollution des nappes souterraines, salinisation des terres agricoles, régression des forêts et écosystèmes fragilisés (oasis et zones humides).

Autant de difficultés qui préoccupent les autorités de tutelle et l’Union européenne (UE). «L’appui de l’UE vise à améliorer les conditions de vie dans le monde rural. Il s’agit de lutter contre la pauvreté, l’analphabétisme et l’exode rural», indique Bruno Dethomas, ambassadeur et chef de la délégation de la Commission européenne (DCE) au Maroc, lors d’une table-ronde organisée la semaine dernière à Meknès sur le thème «Le développement rural intégré».

Il est aussi question «de créer des modèles de bonne gestion des ressources territoriales, de rendre les politiques de développement rural plus efficaces surtout en appuyant le gouvernement dans son dialogue avec les populations et en intégrant les autres acteurs du territoire. Il est également nécessaire de valoriser le patrimoine rural régional», ajoute t-il.

Les protocoles financiers, entre 1977 et 1996, avaient privilégié largement ce secteur en y consacrant près de 50% de l’ensemble de l’aide européenne.
Les projets de développement rural inscrits dans le cadre des programmes Meda (1996-2006) ont de leur côté visé essentiellement des zones  de montagne pauvres et marginalisées comme le Rif (Chefchaouen, Taza, Taounate, Nador, Al Hoceïma, Oujda) et dans le Moyen-Atlas (Khénifra).

Cela dit, la Commission européenne (CE) estime toutefois qu’une réorientation de sa coopération avec le gouvernement marocain est  désormais nécessaire pour dépasser la logique des projets individuels et ciblés. Il s’agit «de s’attaquer globalement aux défis du développement rural, notamment le développement local, la bonne gouvernance et une meilleure coordination entre ministères, collectivités locales et populations», indique-t-on.
 
Mohamed Aït Kadi, président du Conseil général du développement agricole souligne que les problèmes du monde rural sont tellement complexes qu’ils ne peuvent  être abordés que dans le cadre d’une approche interministérielle. «On ne peut envisager l’avenir du monde rural sans prendre en compte le rôle de l’agriculture en tant que moteur catalyseur de son développement… mais, d’un autre côté, le secteur ne peut pas à lui seul en assurer le développement», ajoute-t-il.

Par ailleurs, Hassan Bahi, directeur du CRI Meknès-Tafilalet, a mis l’accent sur la nécessité pour les jeunes d’investir dans le monde rural. Et de citer, à titre d’exemple, la région de Meknès-Tafilalet qui offre des possibilités importantes en matière d’investissements dans le domaine.

Subvention


Dans le cadre de la coopération financière entre le Maroc et l’Union européenne, le  Programme indicatif national (PIN)  2007-2010  prévoit un appui au secteur agricole doté d’une enveloppe de 40 millions d’euros. Ce plan a pour objectif d’aider à faire face à la libéralisation des échanges agricoles et à la création d’une zone de libre-échange UE-Maroc.

Par ailleurs, d’autres interventions sont annoncées pour lutter contre l’analphabétisme (17 millions d’euros). Le désenclavement des populations bénéficiera d’autre part de 25 millions d’euros. Enfin, un programme de développement du secteur gazier est aussi à l’étude.

De notre correspondante,
Rachida Bami
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