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Les marocains

les arts traditionnels

M.sijelmassi

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Au Maroc, l’art n’est pas considéré comme une activité supérieure pratiquée par des privilégiés où seule une élite accède. Une union constante s’est installée entre le beau et l’utile, qui doivent nécessairement se confondre dans tout objet concernant la vie de tous les jours.

Les activités artisanales à la campagne concernent principalement les femmes qui, en plus de leur rôle au foyer, tissent la laine, fabriquent des poteries, et s’adonnent à la danse et d’autres activités artistiques.

Les arts
L'enluminure – c'est à dire l'art d'orner et de rendre lumineux le manuscrit – est pratiquée par les musulmans dès le VIIIe siècle.

Elle fait son apparition au Maghreb et en Andalousie au IXe siècle.
Art majeur de l'Islam, à l'égal de l'architecture à laquelle elle s'apparente, elle était encouragée par les califes, les rois, les princes et les hauts dignitaires.


Les bibliotheques
La formation religieuse des masses ainsi que l’enseignement gravitant autour du Coran firent que, très tôt, le livre prit une place de premier plan dans la vie quotidienne du Maroc.
Les souverains furent à l’origine des nombreuses bibliothèques à l’intérieur des mosquées, des médersa et des zaouïas.

La plus célèbre est la bibliothèque la Qaraouiyyine à Fès attenante à la superbe mosquée-université du même nom. Elle se compose de trois parties, chacune étant édifiée par un roi différent (entre 1350 et 1944).
Très célèbre aussi est la bibliothèque Ibn Youssef à Marrakech, fondée en 1121, qui s’enrichit par la suite de nombreux manuscrits apportés par les Andalous.

Il existe également de nombreuses bibliothèques privées de grande valeur, constituées au fil des siècles par de grands commis de l’État ou des notabilités influentes.

À Rabat, la Bibliothèque Générale et Archives, fondée par Lyautey en 1924, devint bibliothèque publique en 1926 et à Tétouan, la Bibliothèque Générale et Archives, fondée par les Espagnols, devint publique en 1939.
La Bibliothèque Al Hassaniya de Rabat, fondée par Sa Majesté Hassan II, recueille depuis 30 ans des manuscrits de grande importance – dont la plupart sont inédits et consacrés aux sciences, à la théologie, à la médecine, à l’histoire, etc.


La littérature orale
La littérature orale, témoignage éloquent de l’ancienneté de la culture marocaine, est véhiculée principalement à la fois par la langue berbère et l’arabe dialectal.

Le poète de tradition orale, qui a pour mission de dire la vérité, improvise, mais cette improvisation obéit à des règles rythmiques qui découlent d’un apprentissage technique long et complexe.
La tradition orale marocaine est représentée par les genres classiques prosaïques, – avec le mythe, la légende, la geste (ensemble de poèmes épiques), l’hagiographie, le conte – et poétiques, avec les variétés lyrique, religieuse, morale, satirique...

Le proverbe est le condensé d’un récit dont il constitue la moralité, tenu pour vérité générale.
La devinette ou énigme obéit à des protocoles spécifiques qui engagent la coopération des protagonistes.
La devinette et le proverbe, tout en étant spécifiques de la culture marocaine, se réfèrent aussi à la culture universelle de telle sorte que les thèmes des différentes cultures du monde se retrouvent dans le corpus national marocain, énoncés d’une manière originale.

La littérature d'expression arabe et la littérature d'expression francaise
La littérature d’expression arabe remonte aux premiers siècles après l’islamisation, mais prend son véritable essor sous le règne de Youssef Ibn Tachfine. Elle est marquée par une très forte conservation de l’arabe classique et des canons esthétiques orientaux.

C’est à partir des années 50 que l’on assiste à un renouveau de cette littérature, fruit d’un phénomène d’interculturalité de plus en plus dominant dans le monde.

Le roman trouve ses racines à la fois dans les relations de voyages et les récits autobiographiques des années 40 et l’émergence de la conscience politique dans la mouvance de la lutte pour l’indépendance.
La poésie moderne est marquée par des problèmes sociopolitiques des années 60 et 70 du Maroc et l’influence de la poésie développée en Orient arabe, en particulier en Irak et en Égypte.
La nouvelle est le genre le plus prospère dans la production littéraire marocaine. Elle est, comme les autres genres, imprégnée de l’héritage et de l’influence de l’Orient arabe, mais elle a su développer ses propres techniques, son propre style et sa thématique et en cela, elle est profondément marocaine.
Elle n’est apparue vraiment qu’à partir de 1949 avec Ahmed Sefrioui et Driss Chraïbi.

L’apparition de la revue Souffles, en 1966, fut déterminante sur l’évolution de la production littéraire. Créée par le poète Abdellatif Laabi et d’autres écrivains, elle avait pour principes de base de faire de la production littéraire une arme de combat contre les structures sclérosées ou aliénantes et de promouvoir une nouvelle écriture et une certaine esthétique à partir des formes toniques de la culture populaire.
Actuellement, les œuvres nouvelles ne font plus apparaître une affirmation agressive de l’identité, mais plutôt un dialogue entre les cultures et l’on assiste à un courant littéraire qui tend à revenir à une écriture réaliste et linéaire.


Le théatre et le cinéma
Si l’art théâtral a subi une forte influence occidentale, il est certain qu’il est tout autant l’héritier des formes de représentations sur les places publiques et les souks, utilisant les techniques traditionnelles de récit, d’animation, de danse et de chant, maîtrisées par des artistes populaires aux talents multiples, tels qu’on les rencontre aujourd’hui encore sur la place Jamaâ El Fna de Marrakech.

C’est pourquoi les théâtrologues marocains, dont le plus éminent est Tayeb Saddiki, recherchent les racines du théâtre national dans des formes traditionnelles d’animation, telles que l-halqa, espace ludique regroupant les spectateurs autour d’animateurs populaires, le bsât, variante théâtrale qui remonte au XVIIIe siècle et présente des mises en scènes à caractère comique, satirique ou mystique ou encore Sultan at-tolba (le roi des étudiants), spécifique à l’université de Fès et qui consistait à donner, pour une journée, le rôle de sultan à un
étudiant.

Autre forme de théâtre populaire : Sidi Al-Katfi, de la région de Rabat, qui était à l’origine une cérémonie sacrée des artisans.

Cependant, l’avènement du théâtre moderne est marqué à ses débuts par l’influence des troupes étrangères venues d’Orient, de France et d’Espagne. Ce n’est que dans les années 20 que furent créées les premières troupes, qui représentaient des pièces engagées, patriotiques.
Actuellement, il existe de nombreuses troupes dans les villes, ainsi que des groupes de théâtre amateur en plein essor.

Dès la fin du XIXe siècle, le Maroc fut considéré comme un lieu privilégié pour le tournage de films. Les frères Lumière y tournèrent un film en 1898 et le premier long métrage y fut réalisé en 1919, suivi d’un grand nombre de films jusqu’à nos jours, par des cinéastes de toutes nationalités. À cet effet, le Maroc dispose de nombreux atouts : richesse des décors naturels et des types humains, proximité de l’Europe, infrastructure.

Parallèlement, des films destinés au public marocain furent produits au Maroc sous le Protectorat.
Ce n’est que dans les années 40 que l’on vit l’émergence d’une production locale d’expression non occidentale.

Le Centre Cinématographique Marocain (C.C.M.), créé en 1944, produisit un grand nombre de courts métrages de 1956 à 1977, pour le compte d’institutions publiques. Le long métrage de fiction ne commença à être tourné que vers la fin des années 60.

Depuis les années 80, le cinéma marocain s’oriente vers les coproductions internationales tandis qu’un nombre important de longs métrages étrangers sont réalisés sur le sol marocain.
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