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Robert Ménard ausculte la liberté de la presse au Maroc

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Le secrétaire général de l'ONG Reporters sans Frontières (RSF) , Robert Ménard, était au Maroc du 4 au 6 avril. Au programme : des rencontres avec les autorités marocaines et la presse arabophone comme francophone.
Alors que Driss Jettou se trouvait en déplacement, Robert Ménard a rencontré longuement Nabil Benabdallah, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement. Une première. « L'entretien s'est très bien déroulé, a été cordial et utile car il a permis de mieux se comprendre et de faire la lumière sur les questions ayant trait au développement de la liberté de la presse au Maroc.

L'appréciation globale est que des choses positives se font, nous avançons de manière conséquente mais que du chemin reste à faire. « Même son de cloche chez Ménard qui souligne qu'il existe des choses positives mais aussi des points précis qui doivent changer comme les peines de prison en cas de diffamation ». Ménard pointe également du doigt le décalage existant entre la volonté des autorités d'évoluer et la persistance de pratiques répressives.

Cette première prise de contact avec des officiels marocains fut à l'initiative de Reporters Sans Frontières que les autorités marocaines s'étaient toujours refusé à considérer comme un interlocuteur.

Elle intervient au moment où la presse indépendante subit le feu roulant de la répression judiciaire, mais aussi alors que le gouvernement marocain s'apprête à libéraliser le paysage audio-visuel encore contrôlé par l'Etat. Lors d'une conférence de presse donnée à Casablanca le 6 avril, Robert Ménard qui s'est déclaré sensible à la volonté affichée de l'Etat à œuvrer dans le sens d'une plus grande ouverture des médias au Maroc, n'a pas manqué de faire état des "archaïsmes" qui plombent encore le pays en matière de liberté de presse.

Il n'a pas manqué dans ce sens de rappeler le cas emblématique du journaliste Ali Lmrabet, interdit d'exercer son métier pour dix ans. « Cette décision n'est pas digne d'un pays qui se dit attaché à la règle de droit », a-t-il déclaré, et d'ajouter : « le cas de Lmrabet représente encore un blocage négatif pour le pays, y compris de la part de ceux, au gouvernement, qui sont tout à fait ouvert au dialogue ».
Le secrétaire général de RSF a aussi regretté la persistance des peines privatives de liberté dans l'arsenal juridique du Code de la presse, l'utilisation de la manne publicitaire comme arme de coercition et l'impossibilité pour les entreprises de presse de se financer à l'international sans recourir à l'autorisation expresse des autorités. Cette initiative pourrait déboucher pour RSF à ouvrir au Maroc un bureau de représentation permanent à l'instar des principales ONG internationales de défense des droits de l'Homme.

Source : www.lejournal-hebdo.com
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