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Le Maroc a réussi sa stratégie de mobilisation des ressources en eau

MAP

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Le défi d'irriguer un million d'hectares à la fin du siècle passé est pratiquement atteint dès 1998
La mobilisation des ressources en eau et la politique des barrages lancée par feu S.M. Hassan II sont considérées comme une "véritable réussite du Royaume", indique un rapport sur le développement humain durant les 50 dernières années et les perspectives à l'horizon 2025, élaboré sur Hautes instructions de S.M. le Roi Mohammed VI

le Roi Mohammed VI. Cette politique a permis d'assurer au Maroc la sécurité hydrique et alimentaire, d'améliorer les revenus des agriculteurs des périmètres irrigués, d'intensifier et de diversifier la production agricole et de développer les exportations agricoles, souligne un document de synthèse dudit rapport, dont l'agence MAP a eu copie mercredi.

Les objectifs visés par cette politique hydraulique, initiée dès l'Indépendance, étaient de répondre à la demande croissante en eau potable des populations et de donner à l'agriculture un essor important en vue de satisfaire les besoins alimentaires et d'encourager l'agriculture d'exportation.

Le défi d'irriguer un million d'hectares à la fin du siècle passé est pratiquement atteint dès 1998, précise le rapport mis au point par le Comité directeur investi de cette mission sous la présidence de Abdelaziz Meziane Belfkih, conseiller de S.M. le Roi. Le document fait état, toutefois, des aspects qui ont entravé, en partie, les succès de la politique nationale dans le domaine de l'eau, citant dans ce cadre la pollution des eaux, le peu d'intérêt accordé aux eaux usées, la séparation nette dans l'approche suivie entre les aménagements hydrauliques et hydro-agricoles à l'aval des bassins versants et les aménagements requis à l'amont de ces bassins.

Outre la gestion de l'eau, le chapitre sur le cadre de vie et le développement du potentiel physique, le rapport traite des questions liées à l'énergie, à la terre, à la forêt, aux autres ressources, ainsi qu'au cadre de vie et à l'aménagement de l'espace.

S'agissant de l'énergie, le document précise que le poids de la facture énergétique du Maroc est considérable, alors que sa consommation moyenne d'énergie par habitant y demeure plus faible que dans plusieurs pays de niveau comparable.

Or, pour les mêmes raisons invoquées concernant la question de l'eau, jointes aux tendances lourdes du marché mondial de l'énergie, le Maroc s'expose à "un stress accentué et à des charges autrement plus lourdes" dans le domaine énergétique. Les auteurs du rapport préconisent pour atténuer ce stress, le développement des énergies renouvelables et du gaz, l'économie systématique d'énergie, le recours précoce aux technologies et aux machines peu consommatrices de pétrole, avec une sensibilisation accrue des populations à l'économie d'énergie.

Ils ont également appelé à envisager, dans ce cadre, une option nucléaire à plus long terme. Pour ce qui est de la terre, la forêt et autres ressources, la même source souligne que la surface cultivée et cultivable, ainsi que les autres couverts végétaux, notamment les forêts, ont subi de fortes attaques naturelles (érosion, désertification, incendies) et humaines (surpâturage, sur prélèvement de bois, expansion urbaine irrationnelle et spéculation).

Le document met l'accent également sur les déséquilibres des écosystèmes et les perturbations environnementales qui peuvent à terme générer des dégradations irréversibles, imputant ces déséquilibres à l'extrême variabilité des conditions climatiques et à l'existence de populations rurales manquant souvent d'infrastructures de base, accusant un bas niveau de vie et vivant dans des zones fragiles.

Ces populations dépendent, dans leur quotidien, de l'exploitation des ressources naturelles. La pression excessive sur les ressources naturelles au-delà de leur capacité de renouvellement a épuisé ou fortement réduit cette capacité. Ceci a, en retour, aggravé la pauvreté, souligne le document, ajoutant qu'un tel cercle vicieux risque d'engendrer des situations où la pauvreté subsistera, avec des ressources irrémédiablement épuisées ou dégradées.

Ce conflit entre les intérêts immédiats des usagers et ceux de la collectivité a été constamment traité dans l'adversité et qui en a engendré un autre conflit entre l'usager qui prélève et l'administration qui surveille, protège, et sanctionne, indique la même source.

La surexploitation des ressources hydriques et halieutiques et la dégradation de leur qualité, le surpâturage, les défrichements, la mise en culture des terres marginales et l'extension de l'urbanisation sur des terres à haut potentiel agricole sont souvent l'expression d'un arbitrage mal rendu, au profit de considérations à court terme, un arbitrage qui paraît soulager les problèmes du moment mais conduit à les retrouver plus complexes sur le long terme, souligne le document.

Pour sauvegarder les ressources naturelles du pays, notamment celles qui ne sont pas renouvelables, les auteurs du rapport soulignent le caractère essentiel d'avoir des visions et des pratiques territorialisées, intégrées, intersectorielles et prenant en considération les opportunités et les risques à long terme.

Le document note, par ailleurs, que la gestion de l'espace au Maroc a été envisagée dans un double objectif : d'une part, assurer un maillage renforcé du territoire et d'autre part, permettre son administration et son contrôle politique et social, à travers des découpages facilitant notamment l'encadrement des élites locales, des ressources et des populations.

Après avoir précisé que la gouvernance de l'espace dans son acception actuelle n'a que tardivement commencé à s'inscrire dans le cadre d'une logique d'aménagement du territoire, la même source indique que ce retard a eu pour corollaire "la permanence d'une gestion peu prospective de l'espace, privilégiant les arbitrages de court terme et faisant le lit de spéculations et d'aberrations diverses".

L'aménagement du territoire, estime le document, ne peut se réduire ni à une approche exclusivement réparatrice des déséquilibres territoriaux, ni à une opposition simpliste du littoral à l'intérieur ou de l'urbain au rural, ajoutant que près de 40% de la richesse nationale est concentrée sur 1% du territoire, y compris les aires rurales.

De même, 77% du territoire contribue pour seulement 10% à la valeur ajoutée nationale, note le rapport, avant de préciser que la solidarité territoriale n'a pas constitué une préoccupation systématique et organisée de la stratégie du développement du territoire.

Sources : MAP
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