onglet_artsouk onglet_artsouk

 

arbr_savoir2.jpg

Actualités

OCDE et BAD optimistes sur la croissance au Maroc

Abdelali Boukhalef / le Matin.ma

Réf : 665

Visites : 2480


L'économie marocaine enregistrerait un taux de croissance supérieur à 3% en 2005 et en 2006.
Alors que l'agence Reuters, citant une «source proche des milieux gouvernementaux» avait fait état d'une prévision de croissance du PIB de 1,3% à 1,6% cette année, le rapport annuel sur les économies du continent africain, édité en 2005 par le Centre de développement de l'OCDE, basé à Paris, et la Banque africaine de développement (BAD) vient d'indiquer, pour sa part, que l'économie marocaine enregistrerait un taux de croissance supérieur à 3% en 2005 et en 2006, après un taux de 3,5% en 2004.

Il est vrai que, pour l'année qui court, bien des vents contraires se sont amoncelés, pour ne citer que la faible récolte céréalière estimée à 30 millions de quintaux, le creusement du déficit commercial et la hausse de la facture énergétique. Mais toujours est-il, note cette étude, que 2005 intervient après le cru de 2003 qui, avec une croissance de 5,5% du PIB, «est d'autant plus appréciable qu'elle est intervenue dans un contexte de stabilité accrue du cadre macroéconomique». Une stabilité qui s'est relativement confortée en 2004, puisque l'inflation a pu être maîtrisée à 2,3% et le déficit budgétaire a été contenu dans des limites supportables à 2,5% du PIB.


Le taux d'endettement extérieur a reculé de 4,5 points de pourcentage pour atteindre 31,7% du PIB. Sur ce même chapitre, le poids de la dette extérieure consolidée (dette directe du Trésor et dette garantie) a accusé une baisse faisant passer l'encours de 186,7milliards de DH en 1997 à 115,02 milliards de DH à la fin de l'année écoulée.

Le rapport de l'OCDE et de la BAD indique que «les autorités marocaines prévoient une continuité pendant les deux années à venir, avec une progression du PIB en termes réels de respectivement 3,3 et 3,8% en 2005 et en 2006». Dans cette configuration conjoncturelle, il faut dire que les activités non-agricoles y seront pour beaucoup et devraient même continuer sur leur lancée. Ainsi et globalement appréciée, l'activité du secteur industriel s'est améliorée en février dernier.

Ce mouvement, qui a concerné la plupart des branches, a pour origine un raffermissement de la demande interne. La reprise amorcée par le secteur touristique depuis l'année dernière s'est confirmée, à fin février 2005, par la hausse de 10,5% du flux touristique ainsi que par la progression de 12% des nuitées déclarées par les hôtels classés. En conséquence, les recettes de voyages ont atteint 5,5 milliards de DH, en amélioration des 5% d'une année à l'autre.

A noter au passage qu'à l'issue des deux premiers mois de 2005, les transferts effectués par les Marocains résidents à l'étranger et les recettes des voyages se sont élevés respectivement à 6 milliards et à 5,5 milliards de DH, en hausse de 4,7% et de 5%. Pour leur part, les investissements et prêts privés étrangers ont atteint 8,1 milliards de DH.

Abordant justement le secteur touristique, le rapport de l'OCDE et de la BAD relève que le seuil des 5,5 millions de touristes a été franchi en 2004, un chiffre record en progression de 16% par rapport à l'exercice précédent, signalant que cette embellie s'explique notamment par une hausse de 27% des touristes en provenance d'Europe de l'Ouest, avec en tête les Français qui continuent d'occuper la première place (1,16 million de touristes).

Cela étant signalé, indique le rapport des deux organismes, l'objectif d'accélération de la croissance a été soutenu par d'importantes réformes structurelles dont le rythme s'est intensifié à partir de 2002, notant que les opérateurs publics et privés marocains conjuguent leurs efforts pour offrir un environnement favorable et attractif aux entreprises. En fait, estime la même source, ces résultats encourageants enregistrés par le Royaume sont le fruit d'une kyrielle de réformes axées sur la libéralisation de l'économie et l'amélioration de la compétitivité des entreprises.

Et de noter que «le cadre juridique et fiscal de l'entreprise marocaine se rapproche de plus en plus des exigences et des conventions internationales et que la Charte de l'investissement et l'assouplissement de la réglementation des changes comprennent des mesures qui renforcent l'ouverture de l'économie nationale sur l'extérieur».

«L'objectif poursuivi est d'amener l'économie marocaine sur une trajectoire de croissance plus soutenue et de nature à étayer l'action d'envergure engagée par le gouvernement marocain pour améliorer les conditions de vie et lutter contre les disparités sociales et régionales», note le rapport, précisant que des avancées certaines ont été réalisées dans les domaines de la démocratisation de la vie publique, l'éducation et la santé et en matière de renforcement des infrastructures de base. Autant d'actions qui sont de nature à consolider la stabilité sociale et politique du pays.

Selon ce même rapport, la poursuite de ces efforts est indispensable pour profiter davantage des opportunités offertes par l'ouverture du Maroc, qui a « atteint un nouveau palier » avec la signature d'accords de libre-échange avec les Etats-Unis, trois pays arabes (Egypte, Jordanie, Tunisie) et la Turquie. Un processus qui aura été relayé par la conclusion d'un nouvel accord avec l'UE portant sur le volet agricole et prévoyant, côté européen, l'étalement du calendrier de démantèlement tarifaire et le relèvement du contingent des exportations de tomates sur une période de quatre ans, de 170.000 à 220.000 tonnes.


Par cette dynamique, ajoute l'étude, les autorités marocaines cherchent à diversifier géographiquement leurs échanges avec l'extérieur afin de mieux profiter de la reprise de l'économie internationale et de se prémunir en partie contre de futurs et éventuels ralentissements de l'économie européenne.

Abdelali Boukhalef  - LE MATIN
jonq_18_2.jpg
 

ArtSouk, Promotion du Patrimoine, de la Culture et de l'Artisanat Marocain
Siret : 451 157 200 - CNIL 881676 Copyright ArtSouk 2011
Mentions légales Contactez-nous Paiements sécurisés