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Actualités

Exclusif : La radioscopie de l’ANRT du marché de l’internet

Rachid Jankari ; menara.ma

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Le Maroc est loin de son potentiel de développement du marché de l’internet estimé à 500 mille abonnés. C’est ce qui ressort de la première étude exhaustive réalisée par le cabinet Siticom pour le compte de l’ANRT. Les détails en exclusivité sur Menara.

Identifier les actions permettant d’accélérer le développement du marché de l’internet et mettre en place un  modèle économique viable pour les tous les acteurs du marché. Telles sont les deux motivations de la première étude de son genre réalisée par le cabinet Siticom pour le compte de l’ANRT sur le marché de l’internet.

Les résultats de ce travail, mené sur deux mois, viennent d’être rendu public par l’Agence et servira certainement de base pour relancer le débat sur les perspectives de développement de l’accès et du contenu en ligne.

Premier constat. Le Maroc est encore loin de son potentiel de développement du marché internet qui est évalué à environ 500.000 contre 93.000 abonnés actuellement.

Les rédacteurs du rapport reconnaissent que malgré le succès de lancement de l’ADSL en 2003, « cette initiative demeure insuffisante pour atteindre les objectifs de croissance auxquels pourrait aspirer le marché de l’internet marocain ».

D’ailleurs, pour pouvoir situer le Maroc par rapport à d’autres pays au même niveau de développement,  le cabinet a établi un benchemarking avec plusieurs pays, en l’occurrence l’Egypte, la Jordanie, et l’Ile Maurice.

Concrètement, la radioscopie de Siticom fait ressortir 4 principaux facteurs du retard : accès, utilisation et contenu, concurrence et facteurs macro-économiques.

Ainsi, pour le premier volet, l’étude souligne que le retard du marché marocain doit être imputé aux difficultés liées au coût d’acquisition du PC, d’une part, et de la connexion internet d’autre part. A cet égard, il est indiqué dans ce rapport que « si l’offre ADSL d’entrée de gamme, qui se situe aux alentours de 300 DH, a eu un effet dynamique, de nouvelles offres devraient êtres mises en place à des prix suffisamment différenciés pour atteindre une plus large population ». Cette différenciation tarifaire doit être accompagnée également, ajoute le rapport, par un repositionnement des offres internet.

Le second facteur de retard, identifié, a trait à la sous-utilisation du net à cause du manque du contenu local adapté pouvant susciter un intérêt des internautes. Ce déficit est aggravé par le manque de sensibilisation sur les potentialités d’usage même d’internet.

Sur un autre registre, Siticom considère aussi que l’état actuel du monopole sur les services fixes (boucle locale, backbone, IP internationale) complique la tâche des fournisseurs d’accès en réduisant la dynamique du marché en matière des prix et de la qualité de services.

Enfin, l’étude n’a pas omis de prendre en considération les facteurs macro-économiques dans l’explication du retard du marché. Une comparaison du niveau de prix des équipements et des accès avec le revenu moyen par habitant peut expliquer, dans une certaine mesure, le faible nombre d’abonnés internet.



A noter que cette radioscopie exhaustive a le mérite de ne pas se contenter de diagnostiquer l’état de lieux. Un plan d’actions détaillé a été proposé par le cabinet Siticom. Demain, Menara publiera les grandes lignes de ce plan de relance du marché de l’internet au Maroc.

Rachid Jankari
sources :
http://www.menara.ma

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