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Les marocains

Maroc, Culture

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La majorité des coutumes marocaines ont une origine religieuse. A la naissance d'un enfant, les premiers mots qu'on lui adresse sont ceux de l'appel à la prière. Une semaine plus tard se tient une cérémonie au cours de laquelle on rase la tête du bébé et on sacrifie un animal. Le moment le plus important de l'enfance des garçons est la circoncision, pratiquée entre 7 et 12 ans.

Les cinq prières quotidiennes donnent lieu à un rituel durant lequel les fidèles doivent tout d'abord faire des ablutions (ou en mimer les gestes s'il n'y a pas d'eau disponible à proximité), avant de se tourner vers la Mecque et d'accomplir une série de gestes et de prosternations.

La consommation d'alcool et de viande de porc (considérée comme impure) sont prohibés par l'islam. Les musulmans doivent également éviter la fraude, l'usure, la calomnie et les jeux d'argent. 

Selon la tradition, les défunts sont toujours mis en terre les pieds tournés vers la Mecque.

Langue : 
L'arabe est la langue officielle au Maroc, mais le français et - dans une moindre mesure - l'espagnol restent pratiqués. Les trois principaux dialectes berbères sont parlés dans le Rif et les montagnes de l'Atlas. 

L'arabe marocain (darija) découle de l'arabe classique mais présente de nombreuses différences avec lui, notamment dans le langage de la vie quotidienne. La prononciation de l'arabe est difficile. Elle se caractérise notamment par l'utilisation des diphtongues aw ("aou"), ai ("aï") et ei ay (comme dans "faïence"). Trois consonnes sont particulièrement complexes à prononcer pour le profane. Il s'agit de l'occlusive sourde ('), et des sons ayn (fricative sonore) et rayn ("gh"). Ces deux derniers s'obtiennent assez bas dans la gorge et sont vocalisés par contraction gutturale accompagnée d'une sorte de grasseyement.

La transcription de l'alphabet arabe en alphabet latin n'obéit pas à des règles rigoureuses. Voici mots et expressions utiles :

bonjour : as-salam 'alay koum 
au revoir : ma'as-salam 
merci : choukran 
oui : iyeh / n'am 
non : la 
d'accord : ouakha 
excusez-moi : smeh liya 
comment allez-vous ? : kayf halek ? 
parlez-vous français ? : tatkellem faranciya ? 
je comprends : fhemt 
je ne comprends pas: ma fhemtch 
quel est votre nom ? : smitak ? 
je m'appelle...: smiti... 
où se trouve le/la... ? : ayn...? 
autobus : tobîs 
bus (longue distance) : kar 
gare routière : mahatta al-tobîs 
gare ferroviaire : mahatta al-tren 
gauche : lissere 
droite : limen 
la police : al-bolîs 
l'hôtel : al-otêl 
le restaurant : al-mat'am

arts: 
A côté des traditions artistiques arabes classiques, le Maroc a développé des formes d'expression qui lui sont propres, notamment dans le domaine musical. L'"ala", qui s'est à l'origine développée dans l'Espagne musulmane, est fondée sur un système de modes et de suites appelé nouba. Les 24 noubas qui régissent cette musique modale correspondent aux 24 modes harmoniques de la musique  andalouse, accordés à chaque heure du jour et de la nuit. Cheikh Salah et le défunt Hadj Abdelkrim Raïs sont parmi les grands noms de ce style musical.

Les tribus berbères ont développé leur propre forme d'expression musicale, bien avant l'arrivée des Arabes. Aux sonorités de la derbouka, des tabalas, des bendirs (tambours arabes) et de l'amzhad (violon à corde unique), elles mêlent le conte et la transmission de la culture orale et se jouent encore lors des moussems (pèlerinages).

Des musiques plus modernes, comme le raï - né en Algérie - ont de plus en plus de succès au Maroc.

Les dynasties marocaines successives ont laissé au pays un exceptionnel patrimoine architectural religieux. La splendide salle de prière hispano-mauresque de la mosquée Karaouine de Fès date de l'époque almoravide. L'influence espagnole atteignit son apogée avec les Almohades, à qui l'on doit la célèbre Koutoubia de Marrakech. 

Yacoub al-Mansour fit par la suite achever la kasbah de cette même ville et ériger la grande muraille qui ceint la ville de Rabat. 

L'époque mérinide vit des mosquées sortir de terre à Fès, Marrakech, Meknès et Salé, ainsi que de nombreuses medersas (écoles coraniques). Moulay Ismaïl fut le plus prolifique des Alaouites. Il dota son empire de kasbahs et se fit bâtir un somptueux palais à Meknès.

Les villes d'Agadir, d'Essaouira, de Safi et de Mazagran révèlent pour leur part des vestiges d'architecture militaire européenne. Enfin, Hassan II fit réaliser entre 1988 et 1993 la      grande mosquée qui porte son nom à Casablanca. Conçue sur les plans d'un architecte français, elle témoigne de la persistance des traditions artisanales marocaines, mosaïques ornementales (zelliges) en tête. remparts-marrk.jpg

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