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Les islamistes sur la touche

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RABAT (Reuters) - Le paysage politique marocain devrait sortir inchangé des élections municipales, les islamistes modérés étant probablement mis sur la touche dans les principales villes, selon des résultats officiels publiés samedi.
Les islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD) ont été placés sous étroite surveillance après les attentats suicide perpétrés par des islamistes radicaux en mai à Casablanca, qui ont fait 33 morts, sans compter les 12 kamikazes.

Le scrutin, qui s'est tenu vendredi, devait permettre d'élire près de 23.000 conseillers municipaux et locaux. Il s'agit des premières élections municipales depuis l'arrivée au pouvoir du roi réformateur Mohammed VI en 1999.

La performance du PJD a été suivie de près mais, sous la pression du gouvernement, les islamistes modérés n'ont présenté des candidats que dans 20% des circonscriptions, ce qui rend difficile toute évaluation de leur audience.

Les résultats définitifs placent en tête les deux partis traditionnellement au pouvoir, l'Union socialiste des forces populaires (USFP) et les nationalistes conservateurs de l'Istiqlal (Indépendance).

L'Istiqlal obtient 16,96% des sièges en lice et l'USFP 14,70%.

Le Rassemblement national indépendant (RNI, centre-gauche) vient en troisième position avec 10,97% des sièges.

Avec seulement 593 sièges, soit 2,58% du total, le PJD n'arrive qu'en 11e position, indiquent les résultats communiqués par le ministre de l'Intérieur, Mustapha Sahel.

TAUX DE PARTICIPATION DE 54,16%

La performance du PJD ne surprend guère, quatre mois après les attentats de Casablanca, imputés par le gouvernement à un mouvement islamiste ultra-conservateur, le Djihad salafiste.

"Ces résultats sont compréhensibles parce que nous avons choisi de limiter notre représentation à ces élections", a déclaré à Reuters Saad Eddine Othmani, secrétaire général adjoint du PJD.

"Mais si vous établissez un rapport entre le nombre de sièges et le nombre de candidats, nous figurons parmi les vainqueurs", a-t-il ajouté.

Pour la première fois, les électeurs marocains ont aussi élu les conseillers de six grandes villes, Casablanca, Fès, Marrakech, Rabat, Salé et Tanger.

Le PJD y a présenté des candidats dans 50% des circonscriptions et Othmani a dit nourrir l'espoir de pouvoir participer à la gestion municipale.

Avec 16 sièges sur 131 à Casablanca, le PJD est arrivé juste derrière l'USFP (17 sièges) et l'Istiqlal (19 sièges).

Les négociations politiques des prochains jours devraient déterminer qui deviendra maire à Casablanca et dans la plupart des autres villes de grande ou moyenne importance, mais l'USFP et l'Istiqlal devraient se tailler la part du lion, estiment des observateurs politiques.

Le profil bas adopté cette année par la PJD, qui avait, aux législatives de l'an dernier, triplé le nombre de sièges qu'il détenait, ne permet pas de tirer beaucoup de conclusions des résultats, préviennent-ils.


Le taux de participation s'est établi à 54,16% des 14,6 millions d'électeurs inscrits, contre 52% aux élections législatives de septembre dernier. L'âge minimum pour voter a été ramené cette année de 20 à 18 ans.

2003-09-14 source :
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