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Histoire

Le règne de Hassan II

Artsouk

Réf : 195

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Hassan II
(Rabat, 1929 — 1999). Roi du Maroc de 1961 à 1999.
Arrière-petit-fils de Hassan Ier, Moulay Hassan fut intronisé sous le nom de Hassan II après la mort de son père, Mohammed V, en 1961.

Ministre de la Défense (1960-1961, 1972-1973) et Premier Ministre (1961-1963), 1965-1967), il cumula ces fonctions avec celle de commandant en chef de l'Armée (dès 1972).

Dès son arrivée au pouvoir, il fut confronté à une vive opposition de gauche, qu'il réprima vigoureusement, allant jusqu'à proclamer cinq ans d'État d'exception en 1965. En 1971, il dut faire face à deux tentatives de coup d'État. Il réussit cependant à renforcer le consensus national grâce à sa politique saharienne, qui culmina avec la «marche verte» (1975) organisée pour contraindre l'Espagne à rétrocéder au Maroc le Sahara occidental.

Cette prise de position entraîna toutefois la détérioration des relations diplomatiques avec l'Algérie (jusqu'au 4e sommet de la Ligue arabe en 1988). Il s'efforça de prolonger ce climat d'union nationale par l'assouplissement de sa politique intérieure marquée par deux réformes constitutionnelles (1992 et 1996), la libération de prisonniers politiques, la levée de la censure, la reconnaissance des partis politiques de l'opposition et l'organisation, pour la première fois dans l'histoire du pays, d'élections législatives au scrutin universel.

Parallèlement, il poursuivit une politique de modernisation économique. Sur le plan international, il parvint à normaliser les relations de son pays avec l'ensemble du monde arabo-islamique, notamment grâce aux efforts qu'il déploya pour favoriser le processus de paix au Moyen-Orient.

Son fils, le prince Sidi Mohammed, lui a succédé à sa mort sous le nom de Mohammed VI.

Le règne de Hassan II
Mohammed V mourut le 26 février 1961. Son fils Hassan II lui succéda. Respectant la promesse qu'il avait faite à son père d'établir un régime démocratique dans le cadre d'une monarchie constitutionnelle, il fit approuver par référendum, le 7 décembre 1962, une Constitution qui instituait le multipartisme et la séparation des pouvoirs. Le rôle du Parlement était toutefois relativement limité. Celui du roi, en revanche, était très étendu: le monarque nommait le Premier ministre et les ministres, qu'il pouvait révoquer à son gré. Chef des forces armées, il avait le pouvoir de proclamer l'état d'exception si le pays venait à être menacé.

En tant que «Commandeur des croyants», il était le chef religieux suprême et veillait au respect de l'islam. Les années qui suivirent l'investiture d'Hassan II virent éclater des émeutes populaires à Casablanca, Rabat et Fès. Le Front de défense des institutions constitutionnelles, formation pro gouvernementale, ne put obtenir la majorité aux premières législatives.

Dans l'incapacité de former un gouvernement, le leader de l'Istiqlal, Allal al-Fasi, passa à l'opposition en janvier 1963. En juillet 1963, le gouvernement fit arrêter des militants de l'UNFP (Union nationale des forces populaires), parti d'opposition dirigé par Al-Mahdi Ben Barka, lequel dut fuir à l'étranger. En mars 1965, des manifestations d'étudiants furent sévèrement réprimées par le général Oufkir, ministre de l'Intérieur. En juin, l'état d'exception fut institué, la Chambre fut dissoute et le roi prit les pleins pouvoirs.

En octobre 1965, Ben Barka, condamné à mort par contumace pour complot contre le régime, était enlevé à Paris et secrètement assassiné.

Une nouvelle Constitution fut adoptée par référendum, en juillet 1971, malgré l'hostilité de l'Istiqlal et de l'UNFP qui se regroupèrent en un Front de l'opposition et refusèrent de participer aux élections législatives. La découverte d'un complot contre le roi en mars 1971 donna lieu à 180 arrestations.


Deux nouvelles tentatives d'assassinat de Hassan II devaient provoquer une sévère répression : le 10 juillet 1971, les cadets de l'École militaire tentèrent de renverser le roi lors d'une réception dans sa résidence de Skhirat ; le 16 août 1972, l'avion ramenant de France le roi échappa de justesse aux tirs de l'aviation de chasse marocaine. Compromis dans l'attentat, le général Oufkir fut trouvé mort le lendemain.
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