onglet_artsouk onglet_artsouk

 

haass.jpg

Actualités

Les Américains aux Maroc

Abdallah Ben Ali Maroc-hebdo

Réf : 169

Visites : 2370

“Les Etats-Unis sont désireux de relancer leur partenariat avec le Maroc". Telle est la formule invariable par laquelle les sources américaines expliquent la ruée, ces derniers temps, des responsables de l'Administration Bush Junior sur le Maroc.
Après avoir accueilli, tout récemment, William Burns, sous-secrétaire américain d'Etat en charge du monde arabe, le Royaume a réçu, mercredi 8 janvier courant, Thomas Moorhead, sous-secrétaire adjoint au travail qui a signé avec plusieurs ministres marocains, dont Habib Malki, chargé du porte-feuille de l'éducation nationale et de la jeunesse, un protocole d'accord en vertu duquel Washington débloquerait un important financement au Royaume.

Lutte
De 3 millions de dollars, le montant sera destiné à appuyer les programmes de l'éducation informelle et la lutte contre le travail des enfants au Maroc. M. Moorhead était relayé à Rabat, jeudi et vendredi 9 et 10 janvier, par Richard Haass. Ce quinquagénaire, qui préside actuellement aux destinées de la direction de l'élaboration de la politique étrangère au sein du département d'Etat américain, passe pour être "le cerveau" de la politique extérieure des Etats-Unis. Ses discussions avec ses interlocuteurs marocains auraient "touché un vaste rayon", selon une source bien informée. Les relations bilatérales entre les deux pays ont, sans doute, occupé une place privilégiée lors de ces entretiens.
Rabat et Washington s'apprêtent à entamer des négociations pour la mise en place d'une zone de libre échange entre elles. Cet espace économique viendra traduire, selon des diplomates marocains, “la pérennité de l'excellence" des rapports entre les nations liées par une amitié bi-centenaire.
L'optimisme de ce diplomate est contredit, selon d'autres sources marocaines, par l'attitude pour le moins ambiguë des Etats-Unis dans la région du Maghreb. Nombreux sont, en effet, les Marocains qui s'offusquent du retour en force de l'aide américaine, notamment militaire, à l'Algérie et du peu d'empressement de Washington à favoriser “un dénouement rapide et heureux" à l'affaire du Sahara.

Dénouement
Pourtant, les messages lancés, sur ce dernier chapitre, par l'Administration Bush sont plutôt en faveur de Rabat. Personne n'ignore que les Américains sont, après les Français, les plus fervents défenseurs du plan Baker à l'ONU. Ils ne sont pas prêts à revenir sur cette position. En témoigne, les manœuvres militaires, terrestres et amphibies, menées, du 26 décembre au 06 janvier courant au Sahara marocain, par des troupes marocaines et américaines.

Mais, il faut dire que Marocains et Américains ont grand sujet de dissension : la crise irakienne.

Le Royaume, par la voix de son nouveau Premier Ministre, Driss Jettou, affirme vouloir “un règlement de cette crise par les voies pacifiques et par le recours à la légalité internationale". Tandis que Washington intensifie, de jour en jour, les préparatifs d'une nouvelle agression unilatérale contre ce pays déjà meurtri par douze ans d'un embargo international sauvage et injuste.

La coïncidence entre les délibérations du conseil de sécurité sur le Sahara, prévues fin janvier courant et la date éventuelle du déclenchement de la nouvelle croisade en Irak n'est pas fortuite.

Elle réduit, en tout cas sensiblement, les possibilités de tout  “écart " de la part de Rabat mais aussi d'Alger,de la ligne politique tracée, au Golfe arabo-persique, par les Américains
sahara.jpg
 

ArtSouk, Promotion du Patrimoine, de la Culture et de l'Artisanat Marocain
Siret : 451 157 200 - CNIL 881676 Copyright ArtSouk 2011
Mentions légales Contactez-nous Paiements sécurisés