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Actualités

Vers un modèle économique pour les coopératives

Sara Bar-Rhout

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Les coopératives sont souvent perçues comme des œuvres sociales et non de l’économie sociale, capable de productivité et de résultat. Solid’Exchange ambitionne de changer cette mentalité et de hisser ce système économique au rang des secteurs productifs.

L’année 2012 a été érigée année internationale des coopératives par l’Organisation des nations unies (ONU). Dans ce cadre, et afin de célébrer les coopératives marocaines qui ont été «en mesure de développer, grâce aux programmes d’appui, des produits adéquats pour la distribution de leur production sur les marchés belges et, par extension, européens, mais qui ne disposent pas des réseaux relationnels et des compétences  de gestion pour prospecter à l’international», soulignent la faculté poly-disciplinaire de l’université Chouaïb Doukkali à El Jadida, la Haute école Francisco Ferrer (école belge) et l’Academic Exchange G.I.E. qui tiennent aujourd’hui, en collaboration, une journée dédiée à ces coopératives mais aussi à un programme dont la manifestation marque le lancement.

 Il s’agit de Solid’Exchange. Ce programme, proposé par la faculté en collaboration avec ses partenaires ambitionne de diffuser internationalement la dynamique de développement des coopératives au Maroc et d’augmenter l’employabilité de leurs jeunes lauréats diplômés. «La pertinence des actions proposées est directement en relation avec la manière dont ce programme cadre avec les actions de l’ONU, avec les programmes de développement organisés au Maroc (INDH, Plan Maroc Vert, Vision artisanat 2012, Mourafaka…) et avec la mise à l’honneur en Belgique en 2012 des relations culturelles belgo-marocaines», lit-on dans le communiqué diffusé par les organisateurs.

 
Changer les mentalités

L’objectif essentiel de cette manifestation «est de provoquer un changement de mentalité pour éliminer définitivement la vision selon laquelle les coopératives seraient des œuvres sociales et non de l’économie sociale, capable de productivité et de résultat». Une vision partagée même par les responsables qui chapeautent le développement des coopératives, en n’avançant guère des chiffres concernant les revenus et en se limitant uniquement aux nombre d’emplois créés. D’ailleurs, dans un entretien accordé par Abdelouahed Laabid, chef de la Division des études et assistance à l’Office du développement des coopératives (ODCO) à la MAP sur le bilan 2011, lors de la proclamation de l’année 2012 année de la coopérative, le responsable a souligné que «le Maroc compte un total de 9 046 coopératives, regroupant près de 400 000 adhérents, dont 13 % sont des femmes.

La répartition sectorielle de ces entités fait ressortir une prédominance des coopératives agricoles suivies des coopératives artisanales. En 2011, pas moins de 1 250 coopératives ont vu le jour, générant un capital libéré de près de 21,7 millions de dirhams et contribuant à la création de 19 131 postes de travail », sans énoncer le chiffre d’affaires de ces mêmes coopératives qui n’entrent pas dans le cadre des associations à but non lucratif, car avant tout, elles cherchent à faire du chiffre.

 

Un cadre légal contraignant

La loi régissant les coopératives telle qu’elle est aujourd’hui, présente plusieurs contraintes, notamment en ce qui concerne la lourdeur des procédures de constitution des coopératives et les aspects relatifs à la gouvernance. Un projet de loi réorganisant le secteur a été adopté par le conseil de gouvernement en septembre 2011. Aussi, le projet de loi 02-11 relatif aux coopératives et à la modification des attributions de l’Office de  développement de la coopération (ODCO), vise à modifier la loi n 24-83 relative au statut général des coopératives et aux attributions de l’ODCO, dans l’optique de la réorganisation des structures coopératives selon une nouvelle vision permettant à celles-ci de s’inscrire dans la dynamique des changements qui s’opèrent dans l’environnement économique national et international.

Son adoption, intervenue à la veille du chamboulement du paysage politique (constitution et nouveau gouvernement), a été mise en attente, à l’image de nombreux textes de loi.

Sara Bar-Rhout

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