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Rencontres Cervantes ; De la gestion de la culture

Par Ouafaâ Bennani | LE MATIN

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L'Institut Cervantès accueille, jusqu'au 28 octobre, la première Rencontre internationale sur l'action et la gestion culturelles (RIAGC). Plusieurs spécialistes des deux rives de la Méditerranée ont répondu présent aux différentes activités de cet événement.
Responsables, chercheurs, créateurs et professionnels du secteur ont tous soutenu l'idée que la culture est un vrai levier du développement.

«Ce projet a surgi il y a longtemps dans le but de favoriser un dialogue transfrontalier entre toutes les composantes du monde de l'action et de la gestion culturelles. Cette rencontre tente de créer des liens de consolidation entre les professionnels du secteur, sachant que la culture est un élément essentiel dans le développement d'une société », souligne Federico Arbos Ayuso, directeur de l'Institut Cervantès de Rabat, avant de passer la parole à l'ambassadeur d'Espagne au Maroc, Alberto Navarro Gonzalez. Ce dernier a insisté sur l'importance de la langue et la culture pour présenter l'image d'un pays. 
Et d'ajouter que «la culture doit bénéficier des efforts de tous pour mettre en valeur les capacités d'une société. Le Maroc, étant un pays pluriculturel et linguistique, est le mieux placé pour accueillir ce séminaire où des professionnels pourront partager leurs expériences et leurs points de vue ».

Écouter, réfléchir, parler et partager étaient les mots clés de cette rencontre que le ministre espagnol de l'Education, Angel Gabilondo Pujol, a considérée comme une remise en question du mot culture que chacun de nous doit cultiver en commençant par soi-même. « Ce genre de séminaire est le lieu idéal pour récolter les fruits de tout ce qu'on a semé. C'est ici où nous allons discuter et échanger toutes nos réflexions sur tout ce qui est en rapport avec la culture. Mais, il ne faut surtout pas confondre activités culturelles et action culturelle. Le secteur culturel nécessite un vrai engagement et une implication totale pour avoir un monde plus juste et libre. Nous avons besoin d'une auto-éducation qui doit nous permettre d'être responsables vis-à-vis des autres. Les plus grandes richesses d'un pays sont sa culture et son savoir. Il faut vraiment investir dans le savoir. Car faire le contraire peut revenir encore plus cher. Le savoir nous mène à la diversité, à aimer l'autre et à mieux le connaître. Notre devoir est de transmettre notre patrimoine culturel aux autres, tout en sachant que la culture lutte contre la misère et l'ignorance. A travers elle, plusieurs valeurs sont inculquées et deviennent des références universelles », assure-t-il. 

Le ministre de la Culture, Bensalem Himmich, a mis le point, également, sur l'objectif commun de la culture et de l'éducation. «La culture est ce qui reste de notre cursus scolaire. Là où il y a la culture, il y a la vie. Là où il y a la vie, il doit y avoir la culture. Ce levier pour le développement humain est un corolaire de la diversité. Donc, nous devons être sensibles aux mutations que connaissent les sociétés vis-à-vis de la culture. Cette dernière est génératrice d'emplois et d'investissements très porteurs», précise Bensalem Himmich. 
Ce dernier n'a pas manqué de clarifier son idée en ajoutant qu'il faut se cultiver pour mieux vivre. «Nous devons considérer toutes les cultures sur le pied d'égalité pour ne pas tomber dans le dogmatisme et la violence. Car chacune peut donner quelque chose pour l'autre, même si c'est très minime. C'est de cette manière que nous pouvons gagner les paris de l'épanouissement et l'élévation des peuples, en gardant vivace leur mémoire à travers leur culture. Mais, faut-il encore doter administration et institution d'outils modernes adéquats pour y arriver », conclut le ministre. 

Pour la journée inaugurale du 24 octobre, d'autres thèmes furent élaborés, notamment « La stratégie de la culture et du développement de l'Agence espagnole de coopération internationale pour le développement», par Guillermo Escribano, conseiller culturel à l'Ambassade d'Espagne, «La culture, moteur de changement au Maroc» par Driss Khrouz, directeur de la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc, puis «Instruments de supports aux projets culturels» par Clara Ballesteros, Kenza Sefrioui et Germinal Gil.
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Questions à: Ana Vazquez Barrado • Responsable des activités culturelles.

«Nous voulons instaurer un vrai dialogue interculturel»

• Qu'est-ce qui vous a amené à organiser cette Rencontre sur l'action et la gestion culturelle ?

Ana Vazquez Barrado : Cela fait trois ans que nous travaillons sur cette action, car nous avons commencé à avoir des inquiétudes au sujet de la culture.. Nous avons pensé à réunir des professionnels et des étudiants en cours de formation et instaurer un dialogue constructif entre le Maroc et l'Espagne. Les professionnels ont pour tâche de mettre en pratique des projets pour ces jeunes qui veulent se spécialiser dans le secteur culturel.

• Qu'attendez-vous de cette rencontre ?

Nos objectifs sont d'abord la réflexion, ensuite la collaboration à la formation de personnes qui veulent devenir des professionnels dans le domaine et enfin la création d'un point de rencontre et un lieu de connaissance et de spécialité en action et gestion culturelles. Nous avons sélectionnés trois axes de travail, notamment la relation société et culture, les valeurs de la culture et ce que nous pouvons donner à cette société en pleine mutation en matière de culture. 

• Savez-vous ce que le public marocain attend de la culture ?

Nous avons fait des investigations là-dessus. 
Il y a une partie qui veut découvrir les cultures des autres pays et essayer de les adapter au Maroc. D'autres veulent transmettre leurs expériences dans d'autres contrées pour les partager avec d'autres. Donc, le Maroc peut faire connaître ces projets en Afrique, l'Espagne peut les diffuser en Europe et les Américains dans leur pays. C'est comme ça qu'on peut mener un dialogue interculturel au sens large du terme.

Par Ouafaâ Bennani | LE MATIN
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