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Les marocains

Musique, les Gharbawas : aïssawas

Yassine, Marrakech

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La confrérie des Gharbawas est en fait celle des Aïssawas, se trouvent principalement dans la région de Fès et de Meknès. Elle a été créée au XVe siècle à Meknès à la mort de Sidi Mohamed ben Aïssa dit Cheikh el Kamel. Certains membres de cette confrérie se sont urbanisés, les autres vivent toujours dans le milieu rural.

Les Aïssawas des villes ont subi au cours des siècles des influences qui ont modifié leur rituel alors que la pratique de ceux des villages est demeurée la même qu'il y a plusieurs siècles. Aussi, ces derniers ont choisi de se distinguer des citadins en se reconnaissant sous le nom de Gharbawas (les gens du Gharb, région de l'ouest du Maroc).

Leur rituel comprend différentes étapes dont certaines d'une grande intensité dévotionnelle. Ils ont en particulier conservé la pratique du Tahlil, ouverture de la cérémonie au cours de laquelle les chanteurs évoquent la mémoire des disparus et ouvrent la voie aux pleurs des fidèles.

Après le Tejrid et le Mdini, danses extatiques et collectives au cours desquelles ont lieu les transes, viennent les jeux animaliers qui n'ont pas encore révélé tous les mystères de leurs origines. Les fidèles figurent alors l'animal auquel ils s'identifient (lionnes, lions, chacals, hyènes, chameaux...).

Deux pratiques fondamentales sont propres à cette confrérie :
- la hadra, c’est une pratique collective de la transe .
- la frissa, c’est une pratique propre aux Aissawas et consiste à dévorer un animal vivant .

La hadra est exécuté pendant les grandes fêtes aissawas . La grande fête ou moussem a lieu à Meknès prés du sanctuaire du cheikh al Kamel, à l’occasion de la célébration de la naissance du prophète .

La hadra fait partie d’un rituel que l’on appelle aussi lila, car il dure toute la nuit . La lila des Aissawas commence par des chants puis est suivi par la hadra .
Dans la hadra, le nom de Dieu, des prières sont invoquées inlassablement jusqu'à prendre le corps puis l’esprit, de cet état découle la transe .

Le rythme : il y a trois rythmes : à deux temps, cinq temps et 6/8 ternaire.


Beaucoup de questions restent en suspens pour une cérémonie qui présente, pour la première fois, cent ans après leur première venue en France lors de l'exposition universelle de 1900, ceux que Delacroix appelait les "convulsionnaires" avec leurs lamentations chantées, leurs extases, leurs transes et l'induction aux jeux animaliers de ces thérapeutes qui pourraient bien aussi être des chamanes.

Yassine, Artsouk - Marrakech.
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