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Les corporations de tisserands

Tous les textiles étaient autrefois fabriqués à Fès, Marrakech et Tétouan. Les tisserands étaient organisés en trois corporations, chacune d’elle spécialisée dans une catégorie donnée de tissus ou de vêtements.

Les « derraza » fabriquaient les jellabas et n’employaient que la laine et le coton ; les vêtements de fête étaient confectionnés par les « derraza d’el haouz » qui travaillaient la soie, parfois associée à la laine satinée et au coton ; les « btatnia » produisaient les couvertures de laine principalement pour les citadins.


À la campagne, les tisserands de village sont encore nombreux. Ils se consacrent exclusivement aux tissus de laine. Après la tonte des moutons, la laine est triée par les femmes, avant d’être lavée avec de la terre argileuse, bouillie et rincée à l’eau courante. Peignée, blanchie, elle est ensuite séparée en mèches, longues ou courtes selon l’utilisation ultérieure. Elle est enfin filée au fuseau et tissée. Cette longue préparation occupe une main-d’œuvre nombreuse, surtout féminine. La laine sert ensuite à la confection des tapis, des couvertures et des habits traditionnels.

 

Le métier à tisser

Technique complexe qui demande habileté manuelle, concentration et sensibilité, le tissage est pourtant réalisé grâce à une machine au système très simple : deux traverses de bois soutiennent les fils de chaîne entre lesquels le tisserand, à l’aide d’une navette, fait passer les fils de trame. En fonction des régions et des modes de vie, les métiers à tisser diffèrent.

À la campagne, et en particulier chez les nomades, ils sont très rudimentaires, mais permettent de fabriquer vêtements, couvertures, tapis et tentes. Les ateliers urbains n’ont fait qu’apporter quelques perfectionnements à ces modèles archaïques, sans vraiment s’éloigner des prototypes.

La sultane et ses doigts d’or
Créatrice d’articles de décoration d’intérieur et d’accessoires de mode, Nadia Alaoui a exporté son talent en France, mais garde le cœur au Maroc. À travers sa société, « La Sultane », c’est le talent des tisserands marrakchis qu’elle met en valeur. Diplômée de l’École des Beaux-Arts de Tourcoing et de l’école Esmod à Paris, Nadia crée ses tissus et ses modèles en fonction des tendances du moment exposées dans les différents salons internationaux.

C’est à Marrakech qu’ils sont ensuite réalisés grâce à ce qu’elle appelle les « petites mains aux doigts d’or ». Rideaux, plaids, coussins, nappes, babouches, sacs, châles partent ensuite vers la France.

Et pas n’importe où : la collection « La Sultane » est en effet vendue actuellement au Printemps Haussmann. Des magasins franchisés - Roche Bobois et la Maison Coloniale, par exemple - ont également succombé au talent et au savoir-faire de la jeune styliste.

Source : www.couleurs-marrakech.com

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