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À partir de 1973, le roi, en habile politique, comprit la nécessité d'assouplir son pouvoir.

La «marocanisation» des terres reprises aux étrangers lui redonna l'adhésion populaire, et la question du Sahara espagnol lui permit de ressoudre autour de sa personne l'ensemble de la population.
Le Front Polisario avait entamé sa lutte armée en 1973 (Madrid envisageait alors d'accorder l'indépendance à ce territoire, que le Maroc revendiquait).

À l'automne de 1975, Hassan II organisa la «Marche verte»: environ 350 000 Marocains répondirent à son appel et, «drapeau en tête et Coran à la main», marchèrent pacifiquement jusqu'au Sahara occidental. Cette marche eut un impact extrêmement fort à l'intérieur du pays, dans la mesure où toutes les forces politiques, y compris celles de l'opposition, hormis l'UNFP, se placèrent aux côtés du monarque.

Par contre, cette question entraîna une crise profonde entre le Maroc et l'Algérie, qui apporta son soutien au mouvement sahraoui.

L'admission, en 1982, de la République arabe sahraouie au sein de l'OUA constitua un revers diplomatique pour le Maroc. Les difficultés économiques et les mesures de redressement préconisées par le FMI provoquèrent de nouveau, en mai et juin 1981 puis en janvier 1984, des manifestations à Casablanca qui furent sévèrement réprimées.

Les années 1990 furent toutefois marquées par la reprise du dialogue avec l'opposition parlementaire, une certaine diminution des tensions sociales et un début de règlement de l'affaire du Sahara occidental.
Le 6 septembre 1991, le Maroc, ayant maîtrisé la «guerre des sables», signa avec le Front Polisario un cessez-le-feu dont l'entrée en vigueur devrait permettre la tenue d'un référendum d'autodétermination – proposé par l'ONU et l'OUA depuis 1988 – qui décidera de l'avenir des populations du Sahara occidental.

Sur le plan intérieur, la monarchie marocaine, qui se trouvait également confrontée à un islamisme en expansion depuis les années 1970, chercha un modèle original de démocratisation. Hassan II, désireux de moderniser son pays, s'efforça d'ailleurs de prolonger le climat d'union nationale qu'avait suscité la «Marche verte» : libération de prisonniers politiques, levées de la censure, élections, reconnaissance des partis d'opposition, dont l'Istiqlal, et légalisation des mouvements de défense des droits de l'homme.

Sous la pression conjointe de la contestation intérieure et de la volonté du roi, une nouvelle Constitution, approuvée par référendum en septembre 1992, élargit le rôle du Parlement et affirmé plus nettement la séparation des pouvoirs.

Ainsi, en novembre 1997, les premières élections législatives au scrutin universel donnèrent la majorité des sièges à l'Union socialiste des forces populaires (USFP), tandis que le Mouvement populaire constitutionnel démocratique (islamiste) obtenait six sièges dans la nouvelle Assemblée.
Nommé Premier ministre par le roi Hassan II, le socialiste Abderahmane Youssoufi fut chargé de former le gouvernement de coalition.

En juillet 1999, le prince Sidi Mohammed, fut intronisé sous le nom de Mohammed VI, après la mort de son père, Hassan II, roi du Maroc depuis 37 ans.

Sur le plan international, le Maroc, qui a adhéré au GATT (c'est à Marrakech que fut signé le 15 avril 1994 l'accord final de l'Uruguay Round), a activement participé à la création, le 17 février 1989, de l'Union du Maghreb arabe (UMA) avec l'Algérie, la Libye, la Mauritanie et la Tunisie.

Par ailleurs, entre grogne sociale et agitation islamiste, l'ancrage à l'Europe semble revêtir une importance stratégique : en 1987, le Maroc – dont la diplomatie joue un rôle actif dans la recherche de la paix au Moyen-Orient – a fait acte de candidature pour rejoindre la Communauté européenne.

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