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Des membres 4X4
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Ils reposent sur deux orteils reliés par un coussinet élastique. L'ensemble forme une semelle antidérapante. Les ongles aussi rigides qu'un sabot, amortissent les chocs.

Le dromadaire (Camelus dromedarius) collectionne les records.
Par une chaleur de 50 °C, il est capable de se priver d'eau et de nourriture pendant un semaine, tout en ne perdant que 22% de son poids. Il peut subsister un mois entier avec seulement 2 kg d'herbe dans l'estomac. Sa résistance est le fruit d'une lente évolution dans l'espace et le temps.

Son apparition
Apparu en Amérique voici 50 millions d'années, son ancêtre Protyyylopus a engendré la famille de camélidés, à laquelle appartiennent le lama, la vigogne et le guanaco. Il y a 25 mille ans, l'espèce gagne l'Asie via le détroit de Béring, alors pris dans les glaces. Certains groupes se fixent dans les déserts froids de l'Asie centrale, donnant naissance au chameau de Bactriane, à 2 bosse et à longs poils. Les autres poursuivent leur migration vers l'ouest pour être domestiqués en Arabie, 2000 ans avant J-C.

Au début de notre ère, le dromadaire pénètre dans le sahara. Les nomades reçoivent comme don du Ciel cet animal de bât qui leur procure du lait et de la viande (d'ailleurs pas de grande différence avec celle du bœuf !).

Les atouts...

Un thermostat interne : Par forte chaleur Il fait tomber sa température jusqu'à 42 °C. De quoi différer sa transpiration et ses pertes hydriques. A l'inverse il peut abaisser sa température à 30 °C au plus froid de la nuit, afin de ménager ses forces.

Un estomac à tout épreuve : Ce ruminant est capable de digérer du plastique et du cuivre ! Son estomac à 4 poches stocke jusqu'à 50 kilos d'aliments et 136 litres d'eau.

Une fourrure isolante : Doublée de sous poils, elle lui permet de résister au climats extrêmes. Son cousin, le chameau, supporte ainsi des températures de +50 °C à -50°C !

Une bosse garde-manger : En puisant dans cette réserve de graisse, le dromadaire parvient à survivre à 3 semaines de jeun.

Un épurateur dans le foie : Cet organe diminue les rejets liquides en recyclant l'urée (pouvant être mortelle en cas d'excès dans le sang) sous forme d'eau et de protéines.

Des paupières étanches : Garnies des 2 rangées de cils en forme de peigne, elles se referment instantanément en cas de danger. Ce mouvement réflexe préserve les yeux du moindre grain de sable.

Des lèvres utra-résistantes : Aussi fermes que du caoutchouc, elles broutent sans dommage les buissons d'épineux. Marque distinctive des camélidés, un sillon fend la lèvre supérieure.

Un mucus nasal réfrigérant : Ce lubrifiant naturel est plus épais que celui du nez humain. Il humidifie l'air inhalé, limitant les pertes en vapeur d'eau.

Des filtres à air : En effet dans les naseaux et les oreilles, une barrière de poil longs et fournis, empêche le sable et les poussières de pénétrer dans les conduits.



Animal mystérieux, qui traine sa bosse dans tous les déserts du monde, connu également dans les gargottes de Marakech sous le surnom de «vaisseau du désert» a su s'adapter au fil des siècles aux conditions climatiques les plus rudes. 
Ce qui en fait un animal unique et irremplaçable dans les différentes parties du globe.
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