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Tourisme

La restauration des kasbahs

Sources : mezgarne.com

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Info trouvée sur un blog en anglais, « The view from Fez », sur l’effort décidé par le ministère du logement pour la restauration des kasbahs dans le sud. 123 millions de dirhams (donc environ 14 millions d’euros) ont été alloués pour la restauration d’une grosse trentaine de kasbahs et ksours dans la région du Ziz, près d’Erfoud, Er-Rachidia et Rissani.
Les interventions du ministère ont été accélérées, cet hiver, suite aux destructions des pluies d’automne.

Les kasbahs, constructions traditionnelles du sud du Maroc

En effet, si les kasbah, régulièrement entretenues, arrivent à bien résister aux intempéries violentes et soudaines qui peuvent se produire dans nos régions à la fois semi-désertiques et assez montagneuses, une fois à l’abandon, elles se dégradent très vite.

La casbah de Taourirt Ksar Aïn Asserdoune Aït Ben Haddou Fenêtre sur ksar Détails de pisé Niveaux Casbah en ruine Casbah dans la Vallée des Roses Casbah de la vallée des Roses Le patio aux ombres Etages Mur Ancienne casbah Moucharabieh de bois Casbah devant les pattes de singes Vers la vallée aux Oiseaux Kasbah dans le Dadès Kasbah Glaoui de Taliouine Tamnougalt Une kasbah Gondafa dans la vallée du Neffis Forteresse Des murailles de la kasbah Casbah des Oudayas

Le grand ennemi d’une construction en terre, c’est le ruissellement de l’eau. L’humidité n’est pas un problème, au contraire, la terre sèche à nouveau ensuite, et devient encore plus dure, mais les écoulements d’eau sur les murs arrachent des morceaux de terre et fragilisent toute la construction. Une kasbah qui n’est pas entretenue se transforme en « tas de terre » en quelques dizaines d’années, et peut entièrement disparaître en moins de cinquante ans…. ce qui montre à quel point les bâtiments de sijilmassa – dont les ruines sont encore debout après trois siècles – avaient été solidement et richement construits.

Pour lutter contre les effets de la pluie, il y a d’une part la construction elle-même, avec les toits de roseaux qui dépassent de quelques centimètres, empêchant la pluie de s’égoutter directement sur le mur, et des rigoles d’écoulement des eaux de pluies qui sont canalisées dans des tuyaux, lesquels sortent de façon protubérante du mur. Entre la longueur et la courbe du tuyau, on est sûr que l’eau va aller loin, au milieu de la rue (qui, comme au Moyen Age, est en creux, et croyez moi, quand il a plu dans les ksars, il vaut mieux marcher sur le « haut du pavé »).
L’autre arme, c’est l’entretien, remettre régulièrement des couches de terre, dès que la construction s’abîme un peu.

Mais ces constructions traditionnelles coûtent assez cher. En plus, beaucoup de familles les délaissent, préférant une maison « en dur », peut être moins adaptée au climat, mais plus facile à vivre. En effet, les constructions traditionnelles sont difficiles à aménager, on ne fixe pas facilement des étagères dans des murs en terre, les prises électriques sortent facilement, la maison est facilement poussiéreuse, etc. Donc on troque la climatisation naturelle des murs de terre contre des murs en béton qui ne régulent pas la température, mais où l’on installe facilement des climatiseurs !

La nouvelle maison est souvent construite juste à côté de l’ancienne, qu’on laisse peu à peu se dégrader, en l’utilisant en attendant comme resserre. C’est un spectacle courant dans les villages du sud du Maroc.

Le gouvernement marocain, comme les habitants, ont pris conscience de la destruction accélérée et dramatique de ce patrimoine. Sur le grand millier de kasbahs qu’il y avait dans toute la région du Sud, du Ziz au Tafilalt, seule une petite centaine de bâtiments authentiques sont encore en bon état.

Alors on restaure. Soit – presque – seul, comme les associations de Tazzarine, soit avec l’aide de l’état, comme le ksar de Goulmima. Les restaurations ne sont pas toujours parfaites, ainsi des défauts importants ont été critiqués lors de la rénovation du ksar de Goulmima (inondations des rues en cas de pluie, et les portes ont été reconstruites de façon simplifiés), mais au moins, « le corps de bâtiment » est sauvé.

Quelles kasbahs visiter dans le sud du Maroc ?

Quelques grandes kasbahs du sud, à voir absolument :

le ksar d’Aït Ben Haddou
A quelques kilomètres au nord de Ouarzazate, ce ksar orgueilleux domine les hauts plateaux alentours. Inscrit au patrimoine mondial de l’humanité, il a été rénové en partie, grâce à l’Unesco. Une famille vit encore dans le ksar.
la kasbah de Boutaghar
une très belle kasbah ancienne, du XVII° ou du XVIII° siècle, très élégante, toute en finesse.


Les kasbahs de Ouarzazate
La kasbah de Taourirt, bien sûr, en pleine ville, un des anciens palais des Glaouis. On peut y voir « le » fameux canon Krupp qui est le symbole de l’ascension politique de cette famille. On parle aussi souvent de la kasbah de Tifoultoute, mais ce beau bâtiment, restauré et transformé en restaurant, est un peu trop « piège à touriste ». Aux alentours, la kasbah de Tamdaght, elle aussi une ancienne kasbah Glaouia.

Les kasbahs de
Skoura
Cette oasis extrêmement riche, à environ trois quart d’heures de Ouarzazate, possède encore de beaux bâtiments, dont la kasbah Aït Abbou, la kasbah Ameridhil, ou la kasbah Ben Moro

Le ksar de Tamnougalt
A mi-chemin entre Ouarzazate et Zagora, ce superbe ksar domine la vallée et sa palmeraie. En cours de rénovation par une association locale, on peut le visiter. Une petite auberge, « Chez Yacoub », permet d’y passer la nuit, ou de simplement déjeuner avec un très beau panorama.

Les ksars alaouites de
Rissani
Le berceau de la dynastie alaouite présente quelques beaux ksars, dont certains ont été assez endommagés par des tremblements de terre. Ils sont peu à peu restaurés, et un musée a été construit.

La dernière kasbah du sud :
Télouet
Un peu à l’écart de la route entre ouarzazate et marrakech, Télouet n’est plus à proprement parler une kasbah du sud, mais on ne peut pas ne pas mentionner le nid d’aigle des Glaouis.
Cette bâtisse imposante, qui avait été abandonnée après l’exil de Thami El Glaoui, au moment de l’indépendance, garde encore toute sa majesté. Espérons qu’elle revive… On peut la visiter avec une excursion au départ de Marrakech, ou en une demi journée, au départ de Ouarzazate.
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