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Les ONG marocaines constatent que

La prééminence du marché, -qui privilégie de façon exclusive la croissance économique au détriment d’une utilisation rationnelle des ressources naturelles et de la prise en compte des droits sociaux-, met en péril l’humanité, accentue les inégalités et contribue à l’appauvrissement des communautés les plus vulnérables.

La mondialisation néo-libérale engendre l’exclusion et la marginalisation, réduit l’espace de participation, de démocratie et de respect des valeurs essentielles de l’Homme.

Pleinement conscientes du rôle dévolu aux ONG en tant que partenaires pour un développement durable - tel que spécifié au chapitre 27 de la déclaration de RIO - , les ONG marocaines :

Revendiquent leur implication, de la part des partenaires institutionnels, à travers la mise en place de mécanismes appropriés de concertation et de partenariat.

Ces mécanismes doivent être simples, souples et efficaces tout en ne sacrifiant aucunement les principes de l’autonomie, de la liberté d’opinion, de conviction et de culte, de la démocratie participative et de l’objectif de solidarité sociale.

Refusent l’instrumentalisation et rejettent toute tentative de récupération de la part de ceux-là mêmes qui ont contribué à la dégradation de l’environnement, à l’épuisement des ressources et aux inégalités sociales et économiques dramatiques à travers le monde et à l’intérieur des pays.

Conscientes que la dégradation de l’Environnement limite les perspectives de développement au Maroc, les ONG marocaines insistent sur l’impérieuse nécessité d’un engagement réel pour intégrer le Développement Durable dans toutes les politiques de Développement Economique et Social et , par suite, de :

- donner la priorité au développement rural,
- préserver les écosystèmes et la biodiversité,
- promouvoir la mobilisation et l’utilisation rationnelle des ressources en eau
- préserver et réhabiliter le capital en sol,
- sensibiliser les communautés et les pouvoirs publics sur la dégradation du littoral
- contribuer à une gestion rationnelle des déchets
- promouvoir l’utilisation rationnelle de l’énergie, des énergies renouvelables et en particulier de la biomasse,
- lutter contre la désertification et la déforestation,
- engager une stratégie appropriée pour lutter contre la pauvreté et l’analphabétisme,
- oeuvrer pour l’actualisation du cadre législatif et réglementaire environnemental
- promouvoir l’éco-tourisme et appellent les gouvernements, les organismes des Nations Unies, les institutions intergouvernementales, les opérateurs économiques et les ONG, notamment dans les pays développés, à :

1- dénoncer les concepts et modèles de production et de consommation qui n’intègrent pas le développement durable comme base stratégique pour l’avenir des populations,
2- assurer aux populations, notamment les plus démunies, l’égalité des chances pour un accès équitable aux richesses, selon des mécanismes appropriés,
3- élargir l’intégration des femmes et des jeunes au processus de prise de décision, dans une approche de gouvernance participative, 
4- renforcer les capacités d’expertise locale, faciliter l’accès des pays en développement aux technologies propres et faire obstacle aux délocalisations polluantes,
5- promouvoir les activités de R&D adaptées et conformes au développement durable, promouvoir une législation environnementale conséquente et adaptée dans les pays en développement notamment dans les domaines relatifs :
- aux études d’impact,
- à l’occupation du littoral,
- aux pollutions,
- à la gestion des ressources naturelles,
6- créer et renforcer les structures d’observation et de surveillance de la qualité du milieu,
7- annuler la dette publique des pays en développement résolument engagés dans une voie de développement durable et de bonne gouvernance,
8- impliquer les associations spécialisées dans la gestion intégrée et participative de l’environnement local et de proximité et favoriser les synergies entre les divers partenaires,
9- veiller à la préservation de la santé humaine contre les risques pouvant découler de la production, du commerce et de la consommation de substances issues de manipulations génétiques ;

En outre, les ONG marocaines inquiètes du peu de progrès réalisés dans la mise en oeuvre des Conventions relatives aux changements climatiques, à la désertification et à la diversité biologique réitèrent leur appel pour une plus grande implication des partenaires dans cette mise en oeuvre. Elles appellent également à une meilleure gouvernance des institutions internationales chargées de ces traités.

Rabat le 22 mai 2002

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