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Les expositions d’art contemporain ont pour objectif de diffuser la sensibilité artistique, de proposer des rétrospectives ou des travaux récents d’artistes marocains tels que : Drissi, Nabili, Lakhdar, Yamou, Belkahia, Lahbabi, Binebine, etc.
D’autres expositions se sont attachées à faire connaître des artistes venus d’ailleurs "Mémoires intérieures, Photographies, sculptures et peintures", "Les orientalistes, peintres voyageurs", "José Alegria : de la passion, de la terre, de l’architecture" ; "100 affiches mexicaines", etc.). Le musée mène également une politique d’animation culturelle, qui s’adresse soit à des établissements scolaires (ateliers) ou à un large public.

Des manifestations comme le mois de la photo à Marrakech ou les Oumsyat Ramadan (soirées musicales) sont désormais devenues un rendez-vous marrakchi annuel. Cette politique de diversification semble porter ses fruits vu le taux croissant des visiteurs.
En 1997 (date d’ouverture du musée) : 20.000 visiteurs.
En 2002 : près de 120.000 visiteurs. La majorité d’entres eux sont étrangers ou alors marocains résidant à l’étranger. Le taux de Marocains visitant le musée est de l’ordre de 11%. Un effort considérable, explique Mme Rharib, a été accompli à l’adresse du public local, notamment du voisinage.

La diffusion des évènements se fait par l’affichage, l’envoi d’invitations, les médias et Internet. Les écoles ne sont pas oubliées. Les futures générations ont droit régulièrement à des visites gratuites ainsi qu’à des ateliers en marge des expositions. Là encore les résultats sont concluants. Le nombre d’étudiants et d’élèves est passé de 2.657 visiteurs en 2000 à 3.645 en 2001.

Afin de maintenir le bon fonctionnement du musée, une équipe soudée composée d’une vingtaine de personnes de plus en plus professionnelle agit au quotidien. La disparition à Casablanca, le 25 janvier 2003 du principal mécène du musée, Omar Benjelloun, mettra-t-elle un terme à ce succès grandissant ? A ce jour, tous les financements d’appoint ont été apportés par la Fondation Omar Benjelloun. Le musée privé dépend exclusivement de cette fondation.

Les recettes générées par les entrées, la librairie et la cafétéria suffisent à peine pour payer les salaires de l’équipe et assurer l’entretien de l’immense espace dont le coût des travaux de restauration avait atteint près de 7 millions de dirhams. Mme Rharib demeure confiante. Le fils et l’épouse du mécène tiennent fermement à continuer sur la voie de ce dernier. Quant aux aides supplémentaires, les propositions ne se bousculent pas au portillon.

Les institutions et les entreprises contactées par la conservatrice pour d’éventuelles subventions ont souvent eu la même réponse : "C’est une plaisanterie. C’est à Omar Benjelloun de nous aider !". Mais l’amoureux des arts n’est plus. Pour perpétuer sa volonté qui était d’abord celle d’assurer l’autofinancement du musée, des projets sont en cours. Parmi eux : mise en place d’expositions itinérantes co-produites et co-financées avec d’autres institutions, échange d’expositions produites en partenariat avec d’autres musées nationaux et internationaux, location d’objets de la Fondation Benjelloun à des musées, vente d’objets dérivés, etc.

En attendant la totale indépendance financière du musée, les autres institutions culturelles du pays sont invitées à encourager l’épanouissement de cet espace réservé au beau.

Pour la réhabilitation de l’art Dynamique et professionnelle, Sakina Rharib traque les détails pour le bon fonctionnement de la Fondation Omar Benjelloun. La place de l’art et du patrimoine marocain l’obsède. Depuis janvier 1999, conservatrice et directrice du Musée de Marrakech de la Fondation Omar Benjelloun, chargée de l’animation et de la programmation, ce petit bout de femme dirige d’une main de fer le bon fonctionnement de son univers. Rien n’est laissé au hasard : ni le renouvellement continu des expositions et des publications, ni la mise en valeur des objets exhibés, ni la propreté des lieux, surtout celle des toilettes, ni la qualité de l’accueil.

Avec son grand sourire et une pointe d’humour, la dame lutte au quotidien pour la réhabilitation de l’art au Maroc. Pour cette native d’Essaouira née en 1965, ce domaine est fondamental. Diplômée entre autres de l’Ecole Nationale du patrimoine de Paris, de l’Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales de Paris et de l’Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine de Rabat elle est la première Marocaine à avoir obtenu une formation complète en muséologie.

Elle compte bien appliquer son savoir-faire. Après avoir été chargée de l’inventaire des collections poussiéreuses d’objets culturels de la Bibliothèque générale de Rabat en 1998, Sakina, remarquée pour son sérieux, est placée par Omar Benjelloun à la tête de sa Fondation.

Aujourd’hui la conservatrice tient à rendre hommage à ce grand monsieur amoureux des arts et du patrimoine. Au départ sceptique quant à la politique des musées privés, Sakina ne regrette plus son choix.

Ayant rapidement gagné la confiance du mécène, elle a grandement contribué à la diversification des expositions et à l’embauche de professionnels. Sans se laisser décourager par les multiples embûches d’un marché de l’art balbutiant et surtout sans protection juridique, Sakina se bat pour une vraie politique culturelle.


sources : http://www.emarrakech.info,
Abla Ababou - Tel Quel
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