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Les artisans dans ce domaine continuent de nous émerveiller par leur production d’une grande finesse d’exécution :

songeons aux frères Kadiri, à la fois marqueteurs, peintres naïfs et enlumineurs, dont les œuvres ont figuré dans de grandes expositions internationales telle celle de 1936 à Paris et ont enrichi les collections de musées.
La marqueterie et l’incrustation font intervenir des essences:
·de coloration locale (cèdre, thuya, abricotier, citronnier, oranger)
·ou importées (acajou, ébène)
·ainsi que des matériaux plus riches (nacre, ivoire).

Elles nous sont léguées, de même, par le mobilier liturgique: dès le X° siècle, le minbar de la Grande Mosquée al-Qaraouiyin présentait des incrustations d’ébène, de jujubier et d'autres essences.

La chaire de la mosquée de la Kutubiyya à Marrakech, entre 1139 et 1142 (J.-C), est le prototype de toute une série de chaires marocaines s’échelonnant du XII° au XIV° siècle : le minbar almoravide de la Grande Mosquée al-Qaraouiyin (1144 J.-C) à Fès, le minbar almohade de la Mosquée de la Qasba à Marrakech et les chaires Mérinides de Fès Jdid, de la Grande mosquée de Taza (fin du XII° siècle) et de la madrasa Bu Inaniya (milieu du XIV° siècle) à Fès.

La peinture ornait le bois d'architecture et le mobilier. Elle se bornait le plus souvent à souligner les effets de la sculpture. Dès le IX° siècle, des rehauts de peinture rouge agrémentait la poutre Idrisside de la Mosquée al-Qaraouiyin à Fès datée de 263(Hégire) / 877 (J.-C). Au X° siècle, la chaire de la mosquée des Andalous était peinte.

A toutes les époques de l'art hispano-mauresque, les ornemanistes ont su tirer parti des ressources de la couleur, dans leurs boiseries, leurs stucs, leurs carreaux de faïence (zellige), leurs vitraux... de même qu'Ils ont eu recours aux jeux d’ombres et de lumière, ménagés par les différentes techniques sculpturales (champlevé, sculpture en relief s'efforçant vers la ronde-bosse, découpage à jour…).

Les réalisations mobilières actuelles restent fidèles à la tradition décorative malgré l'emploi de certains produits modernes (couleurs). La polychromie souvent vive, met en œuvre des motifs d'inspiration végétale ou géométrique, parfois déjà ciselés dans le bois. Si ces motifs accusent une certaine évolution, leur symbolisme est toujours en vigueur.


Autres techniques, le revêtement de cuir et le cloutage, vraisemblablement introduites en Andalousie dans la 1ère moitié du X°, et de là, transférées au Maroc, s’appliquent traditionnellement aux coffres de voyage.
Leur ornementation cloutée est géométrique et parfois même épigraphique.

Texte de Catherine CAMBAZARD-AMAHAN.
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